Sexynterview with Vincent Lahouze

​Un soir de grisaille, il y a de cela quelques années, au gré de mes pérégrinations sur le web, je trébuchais sur un morceau de bravoure : « Je préfère une France qui crie Griezmann plutôt qu’une France qui fait grise mine ». Lecture se fit. Plume acerbe, tout en finesse, sens aiguisé de la métaphore, etoffe de dérision, grain de folie,  brin de naturalisme. Bref, vous l’aurez compris, tout moi. Le lendemain, je retrouvais le môsieur sur Discovery pour un récit-témoignagne d’une éloquence et d’une justesse remarquables sur le harcèlement. Reconquête se fit. Je découvrais Vincent Lahouze. Et il avait clairement des choses à raconter.

Je me disais « Hey ce mec, il faut qu’il pense à écrire un bouquin, sa mère ! » (Un peu comme 90% de vous le disent pour moi, mais sans ma mère hein, me fâchez pas). Puis, ce qui devait arriver arriva. Tadam ! He made it ! Et, actuellement, il est entrain de tout péter aux compteurs.

Je vous invite donc à découvrir cet artiste, son univers et son bouquin, que je n’ai pas encore lu (c’est au programme, wallah, promis (private joke)), mais vous pouvez facilement vous faire une idée à travers la myriade de textes sur sa page.

Trêve de blablateries. Je vais le laisser s’introduire en vous.

Bonjour, Vincent. Bienvenu chez Sexy boy ! Retire ton haut, prends un Cognac et détends-toi. Tout va bien se passer. La seule chose qui sera violée, ici, c’est ton intimité.

Hello, Sexy Boy.. Alors, pour moi, ce sera un Ice tea, j’ai arrêté de boire depuis quelques années, ne me tente pas, merci.

Alors, Vincent Lahouze, en quelques mots, ça donne ?

Trentenaire, barbu, sushis, chat, Joker, Fight Club, sport, écriture, amour.

À quel moment as-tu commencé à gribouiller ? Quel genre d’écrits était-ce ? Et quel a été l’élément déclencheur de cette rage lyrique qui te définit si bien ?

Toi, direct tu veux que je spoile des parties de mon roman, c’est ça ? Dedans, je décris justement le moment qui m’a poussé à écrire et pourquoi. Je peux cependant te répondre que c’était un style bien plus agressif, compact et brouillon.

Y a-t-il une thématique particulière sur laquelle tu aimes dégueuler tes tripailles ? Pourquoi celle-là ?

Forcément, l’amour et la haine. Parce que ce sont deux sentiments qui sont indissociables et que tout le monde ressent un jour. Ce sont des thèmes universels.

Pour ton premier roman, t’es-tu levé un lendemain de cuite, la bouche pâteuse, les neurones en marmelade, et dit « tiens, j’ai des choses à raconter » ou as-tu, toi aussi, simplement été dévoyé par la nouvelle mode : devenir écrivain ?

C’est presque ça, en vrai. Un matin, je me suis vraiment demandé ce qui n’allait pas dans ma vie, pourquoi j’étais aussi nul, aussi stupide à tout foirer. J’écrivais sur les réseaux depuis un moment sans me douter qu’au final, tout ceci formerait le brouillon de mon oeuvre.

Combien de temps t’a-t-il fallu pour pondre ce bouquin ?

Officiellement, il a germé et poussé dans mon ventre pendant 3 ans. Mais officieusement, à deux mois de la date butoir, je n’avais encore que 50 pages.. et j’en ai écris 200 en quelques semaines. Je n’ai pas beaucoup dormi.

T’as du galérer à certains moments pendant l’accouchage du bébé. Quels ont été les obstacles et comment les as-tu surmontés ?

Il m’a fallu surtout gérer le stress du travail en parallèle, ma vie quotidienne, le sport, les amis, les amours.. Cela n’a pas été simple mais je me suis accroché.

Une fois l’écriture terminée, avais-tu une idée précise du type d’éditeur chez qui tu souhaitais être publié ?

Hm. Mon parcours est un peu particulier.. En fait, je n’avais pratiquement rien de concret quand les éditions Michel Lafon m’ont contacté. Mais ils me lisaient sur les réseaux et se sont de plus en plus intéressés à moi. Du coup, le peu qu’ils ont lu du projet a plu et j’ai signé chez eux. Ils m’ont fait confiance..

Ton roman est enfin dans les bacs, et ça fume de partout. Les stocks se vident. Avoue, t’en as la quéquette qui frétille, hein ?

J’en ai plutôt le coeur qui frétille, c’est plus poétique. Bien que j’associe souvent l’écriture au sexe, c’est vrai. 

Pour toi, l’écriture demeure un passe-temps, une passion ou un moyen de payer les factures (et les pâtes, éventuellement) ? Aspires-tu à vivre de ta plume ?

Excellente question. Actuellement, cela reste un loisir, un exutoire, un plaisir. J’ai un travail à côté qui me passionne depuis 10 ans. Cependant, oui, ce serait fou de pouvoir vivre de sa plume, comme les plus grands. 

Bon, ça y est, tu as publié un bouquin. T’es auteur. Ensuite ?

Eh bien, on va préparer de quoi remplir les autres étagères de vos bibliothèques… L’envie est là.

As-tu d’autres passions ?

Je ne suis que passion, mec. Les sushis, le cinéma, le sport, la musique, l’art en général.. Je suis un touche à tout.

À l’école, bon élève ou graine de sous-truanderie ?

Les deux, mon colonel..! Je me suis longtemps reposé sur mes acquis donc, j’étais un brin perturbateur, faut bien l’avouer…

Quelles sont tes influences ?

J’en ai tellement, et qui traversent les siècles et les époques.. Mais je suis surtout influencé par Jim Morisson et Aragon. 

Le lait, avant ou après les céréales ?

. . . APRÈS. TOUJOURS.

Est-ce que sucer c’est tromper ?

Cela dépend si tu es un moustique.

Actuellement, les débats fusent de tous bords sur la légitimité de telle ou telle forme d’écriture. Quelle est ta conception de la littérature ?

La littérature est libre, peut s’affranchir de tout, n’a aucune règle, aucune limite. FREEDOM.

Quels sont, pour toi, les must have pour toute bibliothèque ?

Tout King, déjà. On rajoute Virginie Despentes, Garcia Marquez, Agota Kristof, Fred Vargas, on continue avec du Amélie Nothomb, Jeremy Fel, Baptiste Beaulieu, Olivier Liron.. Quelques grands classiques comme Hugo, Flaubert, Sand, Sagan et Balzac.. ET SURTOUT TOUS LES POÈTES.

Quand tu seras une superstar, tu m’inviteras boire des cocktails dans ton immense villa baroque avec vue sur la mer, hein ?

Promis, tu m’aideras à vider ma cave.

Tu sembles avoir une forte admiration pour Amélie Nothomb. Est-ce pour son facteur bankable ou pour la qualité de ses écrits ? Pour sa beauté, peut-être ? Dans le premier cas, lequel de ses bouquins me conseilles-tu pour la découvrir ? Dans le second cas, lequel de ses bouquins me conseilles-tu pour la découvrir ? Dans le troisième, tu me files son 06, s’te plait ? Dans tous les cas, à tes risques et périls.

J’aime Amélie Nothomb pour tout ce qu’elle représente. Je la trouve belle, aussi. Comme son écriture. Je te conseille Attentat et Mercure. Mais tous sont biens, quand même. En revanche, je crois qu’elle n’est pas très technologies…

S’il y a un truc qu’on ne peut te reprocher, c’est de produire des loques amorphes ou des soupes bien tiédasses. Et quelle inspiration ! Tu carbures à quoi ? Amphétamines-coca pour moi.

Avant, je carburais à des trucs pas très légaux. Maintenant, je bois du thé vert.

Alors, ce bouquin, pourquoi devrions-nous le lire ?

Parce que le thème de l’abandon, de la résilience, du dépassement de soi. Parce que le thème de l’identité, du Je est un Autre. Parce que c’est Rubiel e(s)t Moi. Et qu’on a hâte de vous raconter notre histoire.

Voilure ! Ce fut bref mais intense, comme ses coïts. Vous pouvez le retrouver ici https://www.facebook.com/LahouzeVincent?fref=ts

Fnac : https://livre.fnac.com/a12118931/Vincent-Lahouze-Rubiel-e-s-t-moi

Amazon : https://www.amazon.fr/Rubiel-s-moi-Vincent-Lahouze/dp/2749934729

5 commentaires sur “Sexynterview with Vincent Lahouze

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  1. Sympa! Mais je ne peux m’empêcher de me demander si le succès n’est pas du pour beaucoup aux fans des réseaux sociaux… J’ai eu l’occasion de découvrir l’auteur à travers plusieurs posts et effectuer il a quelque chose… mais encore faut-il tenir sur plusieurs pages…

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