Avec tout mon mépris.

Toi, infructueuse graine de scélérat, freluquet détritus rescapé de galure poinçonné, oui toi, gougnafier dégarni de toute dignité, pour peu qu’il en existât jadis une once, quelque part dans les abîmes de ton âme avilie ; toi qui sillonnes les rues, phallus érigé, poitrail convexe, fort, fier et ragaillardi par tes précédents exploits, puissent-ils être ainsi nommés, semant sur ton passage effroi et affliction par pure forfanterie ; toi, oui, toi. Fier-à-bras impavide.

J’aimerais pouvoir rugir à m’en dresser les poils, te cracher le dégoût que m’inspire ta simple existence, glapir à m’en éclater les roustons, hurler mon courroux pour ces peaux que tu écorches de tes sordides patoches, des âmes que tu dépiautes de ton disgracieux coup de rein, des existences que tu macules de ton infâme foutre. Myrmidon méphistophélique.

Quelle fut ta félicité ? As-tu jouit du bonheur de l’entendre te dire bonjour ? De la joie de l’entendre te donner son prénom ? As-tu connu le privilège de l’écouter jacasser trois heures durant sur son groupe préféré, sur le dernier vernis à ongles tendance, sur son ex assez con pour la tromper avec sa meilleure amie au nez crocheté, sur le confort des lingettes Intima et d’autres trucs de Vénus ? Non, bien sûr que non, ta couardise, pauvre hère, n’a d’égale que ta ladrerie, j’en mettrais ma verge à frire. Peste soit de ta trombine, pourceau !

J’aimerais arracher une après l’autre les pattes que tu as eu l’outrecuidance de poser sur son derme, te flétrir les burnes à grand renfort de sèche-cheveux LIDL, te rogner le dispositif à coups de ciseaux avec la précision d’un chirurgien défoncé au LSD. Donner une utilité au bordel dans son sac à main, tiens. Je te foutrerais bien ses préservatifs ultra-fins au fond de la glotte grâce au bic 4 couleurs pastel, te noircirais la vision à coups d’eyeliner, esquisserais à l’aide du rouge à lèvres printemps-été une bite aussi grosse que la mienne sur ta binette avant de tout nettoyer avec ses tampons usagés, userais du coupe-ongles pour te pincer l’orifice anale, te sucrerais le cul à coups de haribos assidument enfoncés l’un après l’autre accompagnés par le pébroque, de la raie jusqu’à l’œsophage, histoire de voir ce que t’as dans le bide, goujat de mes cojones.

Mais le mérites-tu ? Mérites-tu qu’une seule de mes pensées se tourne vers ta dégaine de tartelette desséchée ? Que mon imaginaire visualise l’air que le Ô grand Barbu a, dans sa Ô grande bonté, insufflé dans tes Ô grands naseaux glisser sur sa peau délicate ? Mérites-tu de vivre, croupi dans ton vice, à brandir ton bâton pour que je regrette de ne pouvoir t’expédier dans l’au-delà, ou de crever, ranci dans ta boîte, à hanter les conversations pour que je geigne de ne pouvoir te ramener ici-bas ?

Que le Grand noir à queue et à cornes te harponne ou que le néant t’embrase ne me ferait pas plus ni moins plaisir que de te voir faire de vieux os.

La vie serait un honneur, et la mort un bien trop beau présent.

Alors, juste, avec toute l’humilité et la grâce qui me caractérise, avec tout mon respect, par un pote, un frère, un collègue, par n’importe qui, par n’importe quoi, je te prie, cher sous-merde, de bien vouloir aller te faire décalser. Cordialement.

Avec tout mon mépris.

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