La Brèche – Pauline Perrier

Prix des Auteurs Inconnus

Editeur : 5 sens

Genre : Dystopie

Résumé :

Rien ne prédestinait Blake Rivers à une existence hors du commun. Tout juste âgé de vingt ans, le jeune homme n’a jamais poursuivi qu’un seul objectif : survivre. Dans un pays où règnent la dictature, la délation et le mépris des pauvres, faire profil bas est le meilleur moyen de s’en sortir. Pourtant, Blake a du mal à se plier aux règles imposées par La Coalition…
Sa vie bascule le jour où il découvre l’existence de La Brèche, une organisation secrète qui se tapit dans le ventre de la Capitale. Dès lors, toutes les certitudes de Blake vont être remises en cause.

On ne peut dire que cette quatrième de couverture m’ait franchement emballé ; on dirait le début d’un mauvais documentaire conspirationniste. J’aurais pu songer à quémander de l’entrain du côté de la couverture mais elle ne m’inspirait pas grand chose non plus. Heureusement, les premières lignes laissaient entrevoir une plume plutôt bien aiguisée.

Me voilà donc plongé queue et âme (cette dernière a du rester coincée à l’entrée) dans ce bouquin aux allures dystopiques à fond la caisse, un poil trop justaucorps pour laisser l’imagination de l’auteure voguer sur les vagues de la liberté artistique. On ressent ce besoin viscéral, que je déplore tant et qui emporte 95% des nouveaux plumitifs, de calquer assidument les squelettes bien definis et multi-usités des « genres » dans lesquels ils calfeutrent leurs bouquins. De Blake à la Brèche, de la Brèche à l’univers même dans lequel se déroule tout le cirque, rien de fort surprenant. Ce qui est assez fréquent lorsqu’il s’agit des genres ayant fraîchement le vent en poupe. Tout le monde veut faire comme tout le monde. Et même lorsque les intentions de l’auteur semblent, de base, contraires à ce principe, il y a cette impression que la tentation de se laisser influencer demeure plus grande que le souci d’originalité.

Je me retrouve, tout de même, bien embêté à l’écriture de cette chronique du fait que je ne trouve pas grand chose à reprocher à ce bouquin dans le fond ; surtout pas à la plume de l’auteure. Généralement, je ne manque pas de remarques à faire là-dessus, mais ce coup-ci, mis à part le style assez léger – qui ne lui vaudra certainement pas les foudres du lecteur lambda -, je ne saurais m’y résoudre. Le fait est que, comme dirait l’autre, j’aurais lu ma liste de courses, c’aurait fait pareil.  Je me demande si c’est l’histoire ou la plume de l’auteure qui est ainsi faite, mais le récit m’a semblé exempt de toute émotion, ou alors je n’ai su les percevoir et encore moins les ressentir, emmuré dans un genre d’état léthargique du début à la fin. Je n’ai eu d’attachement ni pour les personnages, ni pour leur combat.  Le vide intersidéral.

Blake et sa team sauront peut-être vous toucher. Où ? Va savoir.

En gros, rien à dire sur ce roman hormis le fait que l’intrigue semble bien construite quoique je n’ai rien ressenti du tout. Malgré une histoire bien écrite et un message certes évident – limite candide – mais non moins noble, la mayonnaise n’a pas pris. Le ketchup serait peut-être mieux passé.

2 commentaires sur “La Brèche – Pauline Perrier

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :