Le weekend – Natasha Preston

Titre : Le weekend

Auteur : Natasha Preston

Éditeur : Hachette Romans

Parution : 28 Février 2018

Résumé :


Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés.  » Une fête à la campagne, dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin. Peut-être aurait-elle attendu avec moins d’impatience ce week-end avec ses amis si elle avait su que, après une nuit aussi amusante qu’inoubliable, deux d’entre eux seraient retrouvés morts, sauvagement assassinés. Il n’y a aucune trace d’effraction, aucun signe de lutte, et les cinq survivants se suspectent les uns les autres. Quelqu’un ne dit pas la vérité. Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé..

Hey Hey !! Bonjour les copinous. Je vous parle aujourd’hui de ma dernière lecture: Le weekend de Natasha Preston, que j’ai eu l’occasion de découvrir en avant-première de la part de Hachette. Il sera disponible en librairie à partir du 28 Février mais déjà disponible en pré-commande sur Amazon. Oh que oui, vous allez le kiffer.

Aguiché dès le premier regard, j’ai – volontiers – laissé le cynisme de cette couverture piloter mon imagination avide de sensations machiavéliques. La petite cabane isolée qui vous rappelle le moment où – dans les films d’horreur – vous avez envie de crier aux malheureux protagonistes « N’y allez pas, bande de petits cons ! ». Et la petite fleur écarlate que la midinette à côté de moi pendant ma lecture a trouvé « mignon » n’ayant fait qu’un tour dans mon cerveau déréglé, j’ai humecté mes lèvres et inspiré avec exubérance le parfum Hitchcockien exhalé. La quatrième de couverture a ensuite achevé de me convaincre de m’y plonger incessamment. Mais je vous rassure tout de suite, on est loin de Hitchcock.

L’histoire démarre sous un beau jour mais l’atmosphère est illico pesante. C’est simple : 7 adulescents qui décident d’aller passer un weekend dans une baraque isolée au beau milieu de la forêt. Ça vous dit quelque chose qui vaille ? On est tout de suite à l’affût d’un drame certain, convaincus que cette petite virée amicale va partir en couilles. Donc dans le genre innovant, on repassera. L’auteure est consciente de ne rien inventer du tout. Son pari, réussir à contourner les clichés. Voyons voir. Zéro personnage avec les épaules sur la tête et des dents qui arrivent jusqu’au nombril détecté dans les parages. Premier cliché évité. Great !

Dans un premier temps, j’ai eu peur que l’univers soit un chouia trop « Young Adult » pour moi. Mais d’un coup de plume affûté, l’auteure a, progressivement, réussi à balayer mes aprioris. Il y a cette finesse dans sa plume et ce paradoxal mélange entre impétuosité et décontraction dans le récit qui vous happe prestissimo et vous maintient suspendu à ses lèvres *court chercher une photo de l’auteure pour voir ses lèvres*. C’est vrai qu’ici on est plutôt accroché à ses mots, mais bon, c’est tout comme (J’avoue, j’aimerais bien).

Le drame ayant embrassé les personnages d’entrée de jeu, on s’attend – comme il est de coutume – à un petit retour à la normale, une détente narrative tangible. Mais l’atmosphère demeure intense tout au long du récit toujours avec cette petite once de placidité qui créé chez le lecteur un choc thermique, à mi-chemin entre le chaud et le froid, entre le sourire et le frisson, accentuant la tension dramatique. Deux personnes ont été assassinés dans la fameuse cabane. Et si on en croit le premier constat de la Police, l’assassin n’a pas pu venir de l’extérieur. L’idée que l’un de ces jeunes gens soudés comme les doigts de la main puisse être le tueur – de deux de ses propres amis, qui plus est – ajoute un côté exitant à cette enquête qui, au passage, sera exclusivement menée par lesdits protagonistes, jeunes, fougueux et naïfs. Deuxième cliché évité. Cette peur de l’inconnu évoluant crescendo qui les mets sur le fil du rasoir, cette impression d’être épiée, cette sensation de non-dits, tant d’émotions que l’on s’approprie aussi bien par empathie que par contrainte.

Cette lecture m’a fait passer par un large panel d’émotions et de sentiments en tout genre. L’angoisse, de prime abord. Toute cette tension que l’auteure avive de sa plume fine et innocente, tous ces non-dits que l’on perçoit sans pouvoir mettre la main dessus. On sent le danger flâner autour de cette petite Mackenzie déterminée à démêler la situation dans laquelle elle se retrouve malgré elle. Ensuite, l’excitation. On sait que l’assassin est là, proche, on le sent. Mais l’auteure s’est arrangée à donner un mobile solide à TOUS les suspects. Et se permet ainsi de jouer au yoyo avec les sentiments et les soupçons du lecteur. Bravo Miss ! Il n’y en a pas un seul que je n’ai pas soupçonné. L’auteure s’en est assurée histoire de bien me baiser.

Ce que j’adore chez ces chers British, c’est leur hostilité aux happy ends qui, en soi, rime mal avec Thriller. Natasha Preston ne déroge pas à la règle et nous livre un dénouement des plus fous. Honnêtement, au vu de l’univers assez teenage, de ce léger côté fleur bleu et de la légèreté de sa plume, je m’attendais à une résolution bâclée, à un mystère que j’aurais essarté en moins de deux, à un dénouement que j’aurais vu venir à des kilomètres. Et elle me l’a mise bien profond. J’ai même presque été choqué. La meuf, elle a lâché le point final tranquillou comme si de rien était. Je pouvais presque percevoir son sourire sadique au moment où elle l’a déposé.

Oh que oui, je vous conseille de lire ce roman. Ne serait-ce que pour cette fluidité qui caractérise la plume de l’auteure. À peine 200 pages qui défilent sans que vous n’ayiez à y toucher. À défaut d’être aussi machiavélique que je ne l’imaginais, il m’a accordé un excellent moment de lecture. Pour ma part, il est clair que je lirai les autres oeuvres de cette auteure et guetterai impatiemment ses prochaines sorties. Elle a su me charmer à travers ce récit fluide et sans fioritures. Je me suis même surpris à apprécier la petite love story en filigrane. Certainement parce qu’elle s’est faite toute petite. Roman bien léger, apaisant, doux et divertissant. À lire absolument.

Lecture effectuée en écoutant :

  • Never Be the same, Camila Cabello
  • Hands, Rachel Platten
  • Grace, Rachel Platten

6 commentaires sur “Le weekend – Natasha Preston

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