Eminem !!!

Hey Hey ! Êtes-vous prêts ? Question stupide, vous ne l’êtes pas. Parce que je vais vous parler du Greatest, du Rap God, du Slim Shady, Eminemineeeeeem !!! Alors on se pose tranquillement, comme d’hab, on prend un peu de scotch (Non, je ne vous demande toujours pas d’attacher votre conjoint. Non mais toutes ces nuances de gré ou de force vous en donnent, des idées pfiouu).

De base, je souhaitais vous parler du dernier album de Eminem, Revival, mais il faut vous mettre dans l’ambiance, donc un petit tour du propriétaire s’impose.

Vous connaissez ce petit blanc bec qui débite des rimes à la vitesse de la lumière ? Ce mec qui agence des constructions de fou à lier ? Celui qui jongle habilement entre figures de styles, punchlines et métaphores ? Celui qui lâche des verses qui donnent envie de s’éclater sa tronche ? Ce mec, c’est Eminem. Artiste haut débit puissance 3312 XT 04 (me demandez pas ce que ça veut dire, je l’ai inventé). Rappeur, chanteur (à ses heures perdues, surtout le dimanche soir, c’est moi qui vous dis), acteur, producteur. Peu importe ses différentes casquettes, Eminem a réussi à se construire – au fil des années – une carrière digne des plus grands. Et figurez-vous que dans les « plus grands », eh ben il y figure (jeu de mots digne d’Eminem. Merci Slim).

Dans sa musique, il exprime sa rage contre le système (l’apanage de tous les rappeurs, me dites-vous, hein), ses soucis avec sa mère, ses problèmes d’addiction, ses problèmes de psychoses… Ah oui, le mec quand tu le vois, tu sens tout de suite qu’il n’est pas seul dans sa tête. Puis quand il se met à kicker avec ses rictus sur le visage, en gesticulant comme un petit bonobo, t’as juste envie de détaler. Mais vous savez ce que je vois, moi derrière ce regard assassin ? Une gueule d’ange. 

– Oh ça va, mec ! Tu ne vas pas nous saouler avec ta psychologie digne d’un livre de Raphaëlle Giordano là quand même. C’est tout vous ça, les mecs. Tu avales 64 saisons de The Mentalist et tu te crois diplômé en psychologie. Pfiou.

Oh ça va, on se calme. Oui, moi non plus je ne suis pas seul dans ma tête. Mais ça, vous le saviez déjà. Sur ce, revenons à nos moutons, c’est Tabaski. Mais non, ce n’est pas Tabaski, gros naze. Ah ouais ? Bon bah revenons à notre sujet. Non mais tu ne vas pas reprendre avec ta psychologie à un sous et des miettes ! T’as des sujets maintenant ? Manque plus que le divan et on se croirait dans le début d’un film de boule. Mais il est où le rapport ? Euh non ça va oublie.

Bref, revenons à Eminem. Ce petit génie babtou nous a offert bon nombre des plus grands classiques de l’histoire du Hip Hop et de la musique urbaine. Qui es-tu, homme de peu de foi, et sur quelle planète vis-tu pour prétendre ne jamais avoir écouté Cleaning out my closet ?  Au détour d’une ruelle sombre, pendant une soirée branchée ou même pendant une séance de sport sous la couette. Ou Lose Yourself, une grosse pilule anti morosité. Ou encore le très grand Stan (mot désormais entré dans le dictionnaire, Merci Slim). Vous savez, le refrain succulent avec la petite voix toute bignon qui vous transporte au septième ciel dès la première note. Bon, ça marche moins bien avec la version de Elton John mais ça dépend de qui l’écoute. Askiparait il est plutôt sexy. Hein, les mecs ^^. Enfin, je dis ça, je rien. Des albums entiers entrés dans la légende. Eminem est, avec 2Pac, le seul à avoir deux albums dans le pandémonium très restreint des albums hip hop certifiés disque de diamant. Et ce n’est pas au bout de 500. 000 ventes comme chez les frenchy, hein !! Ce qui, au passage, fait que des bouseux comme Programmation NeuroLinguistique (Ah, c’est pas ce que PNL veut dire ? Tanpis), se retrouvent « disques de diamants », notez bien les griffes. Beurk ! Non, non. Aux states, cela équivaut à 10 millions d’exemplaires vendus. Eh oui, vous pouvez applaudir. 

Ces deux albums sont The Marshall Mathers LP et The Eminem Show. Je sais, il peut se montrer narcissique. Deux albums marqués par une finesse dans le choix des productions et une profondeur lyrique remarquable. Je suis exténuée à chaque fois que j’écoute ces albums. Pourquoi ? Ben c’est simple, il me font jouir un nombre incalculable de fois. Okay, j’ai du sex-appeal mais même un sexe à pile, à un moment les piles lâchent. Donc arrêtez de juger.

Eminem, le personnage

Eminem est un personnage controversé. D’un côté, il y a ceux qui l’aiment et l’adulent pour son génie, sa fougue, son ambition, parce que mine de rien, il est parti de zéro et a du trimer pour atteindre le sommet. Des problèmes de harcèlement, une relation difficile avec sa mère, un père absent… Il a du se faire dans la rue, enchaîner des battles rap jusqu’à ce que son talent finisse par porter ses fruits. 

De l’autre, il y a ses détracteurs. Entre les psychorigides et les féminazis, qui ne parviennent pas à regarder au delà de l’image du psychopathe qui, dans ses chansons, tue sa femme après avoir fait bisou à sa fille (pour les curieux, la chanson c’est Kim. Pour les coincés du cul c’est tchip). On lui a prêté tous les superlatifs mignons : gros con, raciste, sexiste, homophobe et j’en oublie. Ma toute douce et angélique Sia en a même fait les frais. Genre les meufs (ces meufs là) se sont indignées de ma meuf (Sia, pour ceux qui n’ont pas assisté au mariage), parce qu’elle a collaboré avec Eminem, elle étant bisexuelle (c’est moi qu’elle prefère, bien évidemment) et Eminem supposé anti LGBT, sur le titre Beautiful Pain, que je vous invite à aller découvrir. Elle y est superbe comme d’habitude, ma petite Sia. Oui, je la mets à toutes les sauces, si ça pique, ça pique épicez tout, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, évidemment. Et comme pour bien les re-baiser, eh ben ils ont re-collaboré ensemble sur Guts Over Fears (c’est bien ma meuf 😎). Les Féminazis peuvent aller se pendre un bon coup en écoutant Superman

[..] Too much pride, between you and I
Not a jealous man, but females lie
But I guess that’s just what sluts do
How could it ever be just us two?
I’d never love you enough to trust you
We just met and I just fucked you

But I do know one thing though
Bitches, they come, they go
Saturday through Sunday, Monday
Monday through Sunday, yo
Maybe I’ll love you one day
Maybe we’ll someday grow
‘Til then just sit your drunk ass on that fuckin’ runway, ho

Eminem, ou l’art de manier les mots.

Il a cette facilité de prendre des mots qui peuvent n’avoir aucun rapport entre eux, de les retourner dans tous les sens, d’y mettre son grain de folie et sa petite touche humoristique pour nous offrir, au final, un pur régal auditif. Ses textes si finement travaillés révèlent un véritable talent littéraire. Lire Musso ou écouter Eminem ? Gros dilemme. Ce morceau, Superman, à lui seul, me fait jouir au moins 19 fois (peux-tu faire mieux, poulette ?).

Eminem et l’époque

Eminem est un artiste affirmé, confirmé et accompli depuis bien des années. Après The Eminem Show, il n’avait déjà plus rien à prouver. Il affirme, cependant, ne savoir rien faire d’autre que la musique. De ce fait, il n’est pas prêt de lâcher le game. Il a donc décidé de poursuivre son oeuvre tout en essayant de s’adapter continuellement aux nouvelles tendances. Cela lui réussit-il forcément ? Telle est la question.

Après le gros succès de The Eminem Show, Slim shady est revenu deux ans après avec un nouvel album, Encore. Dans celui-ci, il a su garder son originalité et sa légendaire pertinence dans le choix des productions. Il présentait un album musicalement bon, mais pas wow, à l’instar du précédent. On pouvait toutes fois retrouver sa ténacité, sa fougue et son flow toujours aussi percutant. La légende entretenait sa magie.

Encore ayant fait son chemin, un long silence, que l’on a considéré comme une retraite, s’en est suivi. Eminem avait tiré sa révérence. Cinq longues années plus tard, le Slim Shady est revenu avec un opus. Relapse. Et là j’ai sérieusement commencé à me poser des questions. L’une des plus grandes forces d’Eminem, c’est l’acuité de son ouïe. Son sens de la musicalité. Et musicalement, cet album laissait vraiment à désirer. On aurait dit que le mec était devenu sourd pendant quelques temps lorsqu’il bossait sur son album. Cet album m’a fait mal au coeur, je vous dis. J’étais genre « non mais mec, ressaisis-toi ».

En 2010, il a sorti Recovery. Ce dernier venait confirmer la baisse du régime de Slim Shady. Si cet album était plus abouti, musicalement, que le précédent, il n’en restait pas moins « faible » comparé à ce à quoi nous étions habitués. Dans Recovery, on pouvait sentir la volonté d’Eminem à rester « d’actualité » en empruntant ce qui se faisait à l’époque. Mais à quel prix ? L’intensité des productions de MMLP ainsi que l’argutie des textes de The Eminem Show n’étaient clairement pas au Rendez-vous. Quelques titres ont tout de même réussi à sortir du lot, tels que Love the way you lie avec Rihanna, Not Afraid ou encore No Love avec Lil Wayne. Ces deux derniers auront permis de se rappeler du Eminem d’antan: incisif, percutant, enragé.. Et par la même occasion, raviver la lueur d’espoir d’un prochain retour aux sources.

Unstoppable, de son état, Em’ n’avait décidément pas dit son dernier mot. Il est revenu 3 ans plus tard avec un nouvel album, The Marshall Mathers LP 2. Et là j’ai fait « Alléluia !!! ». Dès le premier extrait, Berzek, je retrouvais le Eminem fou à lier et conquérant que je n’avais plus revu depuis 2002. Ça sentait bon. Deux extraits plus tard, on découvrait Rap God. À ce moment là, j’ai senti qu’on était parti pour une nouvelle tuerie. Ce son est d’une puissance phé-no-mé-na-le. La production n’est pas forcément la plus folle sur laquelle il ait posé. Mais il a cette capacité de découper et de valoriser n’importe quelle prod. Le conquérant était de retour et s’autoproclammait désormais Rap God. Mon avis ? Eh ben, tu ne crois pas si bien dire, Em’. Et ce ne sont pas les trois couplets de malade de ce morceau qui te contrediront. Ce flow virevoltant et transcendant manquait cruellement au rap and Slim did it. Ce son est aussi celui qui lui a permis d’entrer dans le Guiness Book des records mondiaux. Eh oui, le seul single à avoir accumulé 1560 mots en 6 min 4s. Dont 101 en 16 secondes. Essaie toujours.

On tenait là un album abouti marqué par cette justesse dans la production qui le caractérise tant et un flow d’une qualité remarquable. Ce coup ci, le mix entre le Slim Shady old school et le new school était une vive réussite car il avait réussi à trouver le juste équilibre entre son authenticité d’autre fois et la fraîcheur des productions plus actuelles. D’où The Monster avec Rihanna, que vous avez certainement kiffé.

Revival

L’annonce du nouvel album de Eminem en 2017 m’a laissé sur le cul. Je n’étais pas prêt du tout et tellement excité en même temps. Je n’avais même pas encore digéré les albums de J.Cole, Big Sean, Kendrick Lamar que je devais en plus ingurgiter le sien. Overdose assuré !!! Bon, on va en parler tout de suite sans détour. 

The opening, Walk on water, avec Queen B my men. Je vous dis, dès que j’ai écouté la première note, j’ai fait pause. Mais trop tard, j’avais déjà jouis. La voix de Beyoncé qui commence toute puissante et la mélancolie des notes du piano en font l’opening parfait. Ce morceau annonce tout de suite le ton de l’Album. 


I walk on water
But I ain’t no Jesus
I walk on water
But only when it freezes

Les premièrs mots de Eminem sur cet album sont : 

Why are expectation so high ?

Il en a marre que les gens attendent de lui qu’il fasse des miracles. Eh ben, mec, j’ai envie de te dire désolé mais quand on s’autoproclame Rap God, on a plutôt intérêt à pas lâcher des carottes hein. Et t’en as quand même lâchés pas mal ces derniers temps, alors on a bien le droit de te bouder un peu. 

On remarque tout de suite un Eminem beaucoup plus calme, détendu et mature. Il est limite doux. Il pose comme il sait si bien le faire sur un excellent piano de Skylar Grey. L’aventure commence bien. Je m’enjaille et redescend de mon petit nuage quand Beyoncé lâche la dernière note. À ce moment là, ni vu ni connu, j’entends le Beast qui revient..

Cause I’m just a man
But as long as I got a mic, I’m godlike
So me and you are not alike
Bitch, I wrote « Stan »

Et là j’étais What ? Il a lâché la dernière phrase sur un ton, comment dire… Je suis sûr que le mec te sort ça à chaque fois que tu t’embrouilles avec lui. Genre 

– Oh arrête tes conneries, Marshall. Les licornes n’existent pas.

– Hey c’est à moi que tu parles comme ça ? J’ai écrit « Stan » putain !!

– Ah oui ! Pardon. Respect.

Vous voyez le genre ? Voilà.

Le morceaux suivant est la suite du précédent. Et OH MY GOD !!!! Sur un Banger ENFLAMMÉ, Eminem revient régler les comptes avec ses fans. Si sur le précédent titre, il présentait une sorte de remise en question quand à sa capacité à créer une musique différente de celle qu’il avait faite jusqu’ici, sur celui-ci, il la met en pratique. Pour la première fois, il rappe sur un trap beat moderne mais contraste avec son flow oldschool. Et demande à ses fans

Do you still believe in me ?

 Le résultat est unique et plaisant même si j’estime, le connaissant, qu’il n’a pas rendu hommage, comme il se doit, à ce beat de malade. N’empêche qu’il me fait bouger comme un fouuuu à chaque fois que je l’écoute.

Dans le genre remarquable, il y a aussi Like Home, avec la sublime, mirobolante et talentueuse Alicia Keys. Une chanson qui vous fera voyager sans bouger de chez vous.. Une hymne comme Alicia sait si bien en créer. Un hit qui n’est pas sans rappeler Empire State of Mind qu’elle avait fait, autre fois, avec Jay-Z. Le refrain est d’une puissance exorbitante. On en oublie presque que pendant ses deux couplets, Eminem s’acharne sur Trump et sa façon si particulière de diriger. Mais encore une fois, il a cette capacité de prendre n’importe quel sujet et d’en faire 3, 4 couplets parfaitement construits et comestibles. La preuve, Stan.

Revival n’est certainement pas son meilleur album. Pour quelqu’un qui n’a jamais écouté MMLP ou The Eminem Show, cet album pourrait même sembler légendaire de par son originalité et sa diversité. Mais pour un drogué de Slim Shady comme moi, il y a des manquements, et pas des moindres. Le fameux  choix des productions sur lequel il a battit toute sa carrière. MAIS OÙ EST PASSÉ DRE !!! Eminem semble avoir perdu un peu de son acuité auditive. En dehors de quelques rescapés, l’instrumentation générale est pauvre et pas assez aboutie. Et son flow a clairement baissé de régime. Ce qui n’empêche pas pour autant un régal. Comme dit plus haut, la diversité de cet album est ce qui fait sa force.

Toutes fois, ce que l’on retiendra de cet album, c’est la volonté d’un artiste déterminé à évoluer avec son époque et désireux d’en donner à tout le monde. Pas besoin d’être un féru de hip hop pour écouter Eminem. Il est prêt à se réinventer et à se renouveler à chaque album pour éviter de servir la même sauce qui, le sait-il, pourrait devenir lassant au bout d’un moment. Et rien que pour cet acharnement, ce mec mérite du respect. Il est, en plus, le seul à avoir réussi à perdurer aussi longtemps dans le temps. Aucun de ses comparses ne peut s’attribuer ce mérite. Jay-Z, jusque là, ça allait mais après le dernier album qu’il nous a servi, il est bon pour le centre d’accueil pour personnes âgées. Nas a disparu et Snoop est aussi mort que 2Pac. Eminem Wins !!! Album à découvrir sans plus tarder.

Eminem est un MC complet et authentique. Si sa musique touche autant, c’est parce qu’il ne fait pas semblant, il rappe avec ses tripes et fait preuve d’une énergie verbale incroyable. Il est certainement le meilleur storyteller qu’il y ai jamais eu. Techniquement irréprochable, lyriquement au top. 

Conclusion

Eminem is a legend !

11 commentaires sur “Eminem !!!

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  1. Vu comme ça, il semble presque sympa le mec.
    J’ai adoré la chanson « Stan » et aussi celle en duo avec Rihanna. Pour le reste, on ne peut pas dire que je suis une grande fan.
    Ce morceau, Superman, à lui seul, me fait jouir au moins 19 fois (peux-tu faire mieux, poulette ?) : Viens toujours, on verra !
    Jay-Z, jusque là, ça allait mais après le dernier album qu’il nous a servi, il est bon pour le centre d’accueil pour personnes âgées.
    Euh… Non ! Même pour les personnes âgées, il peut aller se coucher !
    Excellent article. Tu devrais l’envoyer à Eminem. Je suis certaine qu’il apprécierait.

    Aimé par 2 personnes

  2. Magnifique article ! Merci pour cette lecture palpitante, passionnante et détaillée ! Cela me rappelle lorsque mon frère écoutait beaucoup de rap et patients extension (et parce que nos chambres étaient à côté l’une de l’autre) moi aussi … j’aime beaucoup Eminem même si je ne connais pas précisément tout ce qu’il fait, ça a sans doute un petit côté affectif 🙂 mais j’aime ce qu’il fait, ce qu’il a su imposé et en effet ce côté rock star !
    On entend les chansons en même temps qu’on te lit, du coup ça m’a donné envie d’écouter du Eminem ! Merci.
    Belle fin de journée.

    Aimé par 1 personne

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