MAX – M.I.A

Titre: MAX

Auteur: M.I.A

Genre: Thriller Fantastique

Parution: Mai 2015

Editeur: Hélène Jacob

Find : Ici

Résumé:

Le mal absolu existe-t-il ?

C’est l’été. Une chaleur étouffante enveloppe La Nouvelle-Orléans, à quelques jours du Satchmo SummerFest qui fait affluer les touristes. Des crimes étranges et particulièrement barbares sortent brutalement la ville de son insouciance estivale. Le vice a-t-il définitivement happé La Nouvelle-Orléans ou la source de cette violence est-elle plus profonde, plus noire, plus animale ?

Zachary, ancien flic et détective privé sur le retour, arpente chaque nuit les rues de la métropole. Parviendra-t-il à mettre fin à ce jeu macabre auquel il se retrouve involontairement mêlé ? Mais surtout… découvrira-t-il qui est vraiment Max ?

Max, un thriller fantastique inclassable qui ne vous laissera pas insensible.

Hey hey hey! Tout va bien par ici? Je ne vous ai pas trop manqué? En ce qui me concerne, j’ai eu le nez fourré dans des bouquins les trois quarts de mon temps ces dernières semaines. Beaucoup de belles, même très belles découvertes, et – naturellement – pas mal de déceptions aussi. Mais ça on en parlera plus tard.

Aujourd’hui je viens vous parler d’un thriller que j’ai récemment dévoré : MAX, du catalogue des Éditions Hélène Jacob (Au passage, Je prendrais prochainement le temps de vous parler de ce catalogue tellement alléchant. )

Et si on y allait tout de suite??

J’ai été de prime abord interpellé par cette couverture, autant stylée qu’intrigante. Un mélange d’élégance et de mystère. Elle dégageait une noirceur certaine qui m’a tout de suite attirée. (Oui oui je suis attiré par le noir.) Quelque chose de très sombre se cachait sans doute derrière cette histoire, il fallait que je le découvre. Le résumé, lui, n’a pas eu besoin de grand chose pour achever de me séduire. A peine j’avais lu la première phrase que j’étais déjà emballé. Ça y est! Me voilà comme un gamin à qui l’on vient de promettre un tour de manège. Ensuite, « Crimes » et « barbares » dans la même phrase, il n’en faut pas plus pour me faire tiquer. Je suis intrigué et mon imagination s’en mêle tout de suite; un thriller psychologique doublé d’une intrigue savamment menée, un protagoniste « banal », une ambiance macabre, un personnage mystère; tout cela me botte vachement. C’est donc, naturellement, très enthousiaste que je me suis lancé dans cette lecture qui est loin de m’avoir laissé indifférent. Mais allons voir cela de plus près.

Par respect pour mon traditionnel blabla sur les livres, je vais me lancer sans plus tarder.

Ce livre nous fait découvrir le quotidien bordélique de Zachary, entre autres, un ancien flic désormais sur la touche, qui va se retrouver étrangement lié à une série de crimes tous aussi étranges qu’incensés, faisant de la Nouvelle Orléans une véritable pétaudière en proie à la terreur. Les victimes semblent n’avoir aucun lien entre eux. Mais les coupables, sans se connaître mutuellement, paraissent liés les uns aux autres. Bizarre !! On pense dans un premier temps à une psychose collective. Mais ne sait -t-on jamais. Et si la réalité était bien plus terrible que ça? Et si elle allait au delà même de nos imaginations les plus folles? Et si..

Le jeu peut commencer…

L’entrée en matière ne se fait pas attendre dans ce livre. Dès les premières pages, on entre définitivement dans cette histoire qui s’est avérée très addictive. Le bal s’ouvre sur une scène violente, obscène et glauque, question de donner tout de suite le ton du récit et par la même occasion attiser l’empathie et donc accrocher le lecteur. Ainsi, plus les pages défilent, plus l’on se prend au rythme très particulier de ce roman.

A chaque chapitre, l’auteur (ou les auteurs parce qu’il s’agit d’un duo d’après ce que j’ai compris) nous fait découvrir un univers, différent ou familier, à travers une alternance de narration subtilement menée. On passe alors d’un personnage à un autre, d’une histoire à une autre de façon très rythmée, les chapitres toujours plus recrudescents les uns que les autres. Les coupables des différents crimes succombent tous à un accès de folie à coup de susurrements intérieurs qui semblent attisés par une main extérieure invisible. « Attisés » et non « crées ».. C’est là que ce roman entre dans une critique intense de la société et de soi, invitant le lecteur à une réflexion profonde, une illumination de ses propres pensées les plus sombres. De celles qu’on éttoufe pour se couvrir, pour se voiler la face, pout être en harmonie avec autrui. Bref, pour se soumettre à la société.

Le jeu de narration est la première chose qui m’a plu dans ce livre. Du fait que l’on découvre intimement les différents personnages et voit le monde, les évènements à travers leurs yeux. La personnalisation de ce récit est sa plus grande force. Chacun des personnages s’approprie l’histoire, la raconte selon son point de vue, sa vision des choses. Ce qui a le mérite d’engendrer un attachement du lecteur par rapport à eux. Mais dès que l’on commence à mieux connaître un personnage, à mieux le comprendre, à s’y attacher réellement, la rencontre est tragiquement écourtée. Qu’est ce qu’ils peuvent être sadiques, ces auteurs!

Le décor est rocambolesque mais captivant tout de même. On côtoie un univers disparate auquel on se familiarise rapidement. Le lecteur est réellement mit au centre de cet univers au point qu’il se sent arpenter les rues de la Nouvelle Orléans comme si il y était, et pendant que j’y pense ça donne envie d’y aller 😉

L’intrigue est très bien ficelée et magnifiquement ciselée grâce à des cliffhangers subtilement utilisés pour maintenir le lecteur en haleine. Le récit est descriptif à souhait, sans pour autant s’encombrer de peinturages débordants. Le rythme est ascendant et soutenu par des crescendos dans les actions, toujours plus virevoltantes les unes que les autres. M.I.A offre tout de même des moments de grandes inspirations au lecteur qui a, la plupart du temps, le souffle coupé, sans toutes fois s’écarter du chemin bien tracé par l’intrigue, ni réellement décélérer le rythme et risquer de rompre le dynamisme du récit.

L’anti-héro est.. Trop intéressant pour que j’en parle dans cette chronique. Il s’agit d’un personnage fortiche, emphatique, grandiloquent, d’une clairvoyance et d’une honnêteté qui font froid dans le dos. Il met autant ses victimes que le lecteur face à l’évidence de leur animosité, de leur égoïsme, de leur noirceur d’esprit.. Bref, J’en dis déjà trop. Un personnage haut en couleur au caractère bien trempé qu’on déteste aimer.

Le suspense est insoutenable dans ce livre laissant place à l’imagination du lecteur qui ne peut s’empêcher d’émettre des hypothèses souvent fortuites et tordues parce que M.I.A sait, décidément, piéger le lecteur et le mener par le bout du nez quitte à le rendre circonspect face au reste.

Comme il est de coutume dans le thriller, à la quête principale du protagoniste Zach – qui est de démasquer le marionnettiste derrière toutes ces atrocités – va s’ajouter une quête secondaire qui est une quête personnelle, une recherche de soi, un besoin compulsif de liberté, une quête de bonheur, de suffisance. Qui va au passage révéler à quel point il est lui-même noir dans le fond. Et merde je recommence.

Quand au dénouement, difficile de le voir venir. L’histoire s’achève sur une note sombre, encore plus intrigante que le début. Mais bon, je n’ai pas été très convaincue par cette fin, encore!! Eh oui, moi et les fins, toute une histoire. J’aurais préféré la même fin mais mieux vendue, mieux présentée mais bon bref, que chacun la découvre, je suis sûre qu’il y a des lecteurs qui apprécieront.

En sommes, j’ai adoré m’être emporté par cette plume soutenue et travaillée, ainsi que ce récit aussi déroutant que riche en enseignements. Le monde décrit s’apparente clairement au notre; c’est le notre. Le libellé « fantastique » est presque abusé, tellement tout semble réel, crédible, cohérent… Réel (oui je sais) Le message délivré est fort et instructif. Vu sous cet angle, ça craint mais bon, c’est déjà ça! J’ai été subjugué par le style très particulier et fluide de M.I.A, et j’en veux encore. C’est une très belle découverte que je ne peux que vous recommander.

Vous voulez plonger dans un thriller palpitant, déroutant, captivant, addictif ??? Vous aimez les sensations fortes ?? Vous sentez vous rongés par un mal qui vous consume progressivement??? Alors MAX est pour vous. C’est qui d’ailleurs ce MAX?? On en a pas parlé? Mystère Mystère!! Allez bonne lecture!!

Lecture effectuée en écoutant:

– Lover of the bayou, The Byrds

– Sympathy for the devil, The Rolling Stone

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